Conseils d'Ecriture

Ecrire


Avant de savoir parfaitement manier son crayon et maîtriser son écriture, l'enfant passe par plusieurs phases. Au fil des années, son écriture s’organise petit à petit. Les maladresses sont normales et perdurent un certain temps.

En fonction de ses capacités motrices et de sa maturité, son écriture s’affermit puis se personnalise.

Il commence par imiter, copier, reproduire sans aucune touche d’originalité. Puis il élimine certaines choses enseignées par le modèle et introduit des « variantes » qui lui permettent d’exprimer ce qu’il est avec plus de singularité avant d’arriver enfin à une écriture personnelle.

Ecrire est un acte éminemment intime mais qui s'apprend, il n'est pas spontané ou inné.

Pour apprendre à écrire, un certain niveau de développement affectif, moteur, perceptif et intellectuel est requis. Tout ce qui contribue au développement de ces divers aspects est donc propice et nécessaire dès la naissance jusqu’à la fin de l’école élémentaire pour favoriser une évolution sereine.

Cependant rien n'est fixé définitivement, il ne faut pas forcément s'alarmer d'une écriture chaotique car sur le long terme, beaucoup de choses peuvent changer et s'améliorer.

Téléchargez quelques extraits des 10 questions-réponses sur l'écriture pour en savoir plus !



 

L'intelligence de l'écriture


Généralement, un enfant a peu (voire pas) conscience de l'importance de l'écrit (il ne se doute pas - ou ne réalise que très tard - que l'écriture est un moyen de communication hors pair, un instrument de la pensée humaine, un reflet de lui-même, ni qu'elle a une fonction culturelle...).

De plus, on exige de lui une tenue du crayon qu'il a parfois un mal fou à acquérir (cf également l'Atelier Coup de pouce Tenir son crayon comme un champion pour s'exercer de manière originale et ludique à la tenue du crayon - à commander dans Le Cartable des Maîtresses).

Pour certains c'est une vraie corvée et une fois qu'ils s'y mettent ils ne savent pas comment faire. Ils sont "empêtrés" dans une reproduction difficile et pénible qui n'a pas réellement de sens pour eux.

Un enfant a besoin de découvrir le sens et le but de l'acte d'écrire et de rentrer dans "l'intelligence de l'écriture" : on ne doit pas seulement lui apprendre l'alphabet mais aussi la manière dont les lettres s'exécutent et s'agencent entre elles, la meilleure façon de les lier, les moments où elles se détachent les unes des autres...


Un code de la route


Apprendre à écrire c'est comme suivre un code de la route. Il y a des feux tricolores qui nous indiquent quand et où stopper, avancer, attendre, etc.

Ce code est celui de la calligraphie que toute personne est "forcée" d'apprendre (souvenons-nous, ce n'est pas inné et pour dépasser quelque chose il faut d'abord l'avoir rattrapé....!).
Il faut donc apprendre à reproduire de modèle et en découvrir les subtilités pour pouvoir peu à peu le personnaliser en fonction de ce que l'on est, de sa personnalité, de son histoire, des événements de sa vie, etc.


Importance de la visualisation et du mental !


Vous aurez besoin de faire équipe avec le "mental" de l'enfant :

1/ pour visualiser les mots à écrire mentalement avant de les écrire, en utilisant la technique du GPS,
2/ pour se mettre en condition de réussir à écrire en utilisant technique du champion de ski .(On utilise une réussite antérieure de l'enfant - ou habituelle dans un autre domaine -, pour qu'il se mette dans un état d'esprit positif et parte "vainqueur" dans sa tête avec son crayon en main. Par exemple : il réussit bien le skate ? les rollers ? le ski ? la trottinette ? il prend du plaisir à glisser sur les routes avec son vélo ? Vous pouvez l'aider à se mettre mentalement dans ce même état d'esprit de plaisir, de "glisse", de facilité et de réussite !).

Vous verrez les bénéfices et l'efficacité de ces façons de faire !


Plusieurs techniques aidantes

Ecrire c'est comme cheminer sur une route avec son crayon.

AVANT d'écrire (avant de prendre la route) il faut brancher son GPS pour savoir le chemin à prendre et les pièges à éviter.
Oui ! car il y a des pièges !
Ce sont toutes les lettres feu orange (celles avec les points, les accents, les barres, les tirets etc, qui, comme des petits enfants impatients et "capricieux" veulent tout de suite qu'on les décore et qu'on leur donne leur point, leur accent, leur barre).
Bonne nouvelle : on peut différer et faire attendre ces petites lettres !

Et PENDANT que l'on écrit, il faut écouter le GPS pour suivre la voix qui indique où aller (visualisation mentale de ce que l'on doit écrire + labialisation càd chuchotement de ce que l'on écrit pendant qu'on l'écrit : main et voix vont au même rythme).

La technique du changement de crayon aide pour la liaison et l'écriture des mots (mentalisation, anticipation, visualisation...) : changer de crayon à chaque lever de crayon obligatoire (devant une lettre ronde), ne pas s'arrêter entre deux lettres qui vont dans le même sens (même si elles ont un point, un accent ou un barre).
On met son GPS, on voit combien de pièges il y aura et on sort le nombre de crayons nécessaires.


Ecrire c'est aussi comme être sur un toboggan, c'est amusant !
Il faut glisser d'un endroit à un autre. Il y a des moments où l'on peut s'arrêter sans lever son crayon, d'autres endroits où il faut complètement lever son crayon et enfin des moments où les lettres s'enchainent entre elles sans aucune gêne ni arrêt.

La technique lettre à lettre est aussi précieuse pour arriver à visualiser la liaison des lettres entre elles : on écrit séparément chaque lettre qui va constituer le mot et on regarde comment elles vont se lier les unes aux autres.

=> Vous pouvez aider l'enfant débutant ou celui qui peineen l'encourageant à utiliser l'une ou l'autre de ces techniques. Il y en a bien une qui fera tilt pour lui. Quand vous le voyez écrire ou lorsque vous corrigez ses écrits, demandez-lui :
- dans le mot à écrire, as-tu suivi le code de la route ?
- combien de toboggans cela fera-t-il ? (où ? combien ?)
- as-tu bien branché ton GPS ?
- etc.

En résumé:
• D'abord visualiser mentalement le mot à écrire (GPS).
• le "décortiquer" (technique lettre à lettre).
• Se dire, voir, combien d'arrêts il y aura (toboggan).
• Anticiper les pièges éventuels (lettres feu orange).
• Ecrire de son mieux, en se mettant en condition mentale avec la technique du champion de ski en se parlant.

Si au début, cela peut paraitre fastidieux ou un peu "surfait", ce sont des techniques que tous les petits peuvent comprendre et retenir car elles utilisent des références à leur quotidien ou dans le monde réel !

A NOTER ! Ces techniques peuvent être particulièrement difficiles pour les enfants impatients et impulsifs qui veulent se lancer tout de suite dans l'écriture sans réflexion préalable. Cela leur parait d'autant plus un supplice !

Maitresses & Mamans, retrouvez...



* d'autres astuces, outils et techniques à télécharger ou à acheter pour l'apprentissage de l'écriture, la tenue ou la position du crayon (etc.) dans Le Cartable des Maîtresses.

* les Ateliers Coup de pouce pour s'exercer de manière originale et ludique à l'écriture cursive.

* du soutien si vous vous "arrachez trop les cheveux" avec les problèmes de l'écriture en particulier ou la scolarité en général, grâce au Coaching de maman.


Zoom sur la dysgraphie...


Certains enfants n'arrivent pas du tout à "automatiser" le geste d'écriture, alors qu'il n'ont par ailleurs aucun problème intellectuel, neurologique ou organique. Leur écriture est :

• trop fatigante avec crispation, crampes, mal au poignet...
• illisible avec déformations, exagérations, discordances...
• trop lente ou trop précipitée, avec relâchements, manque de frein...
• trop retouchée, trop serrée, trop espacée...
• avec une latéralité parfois ambiguë ou ne donnant pas satisfaction
• une tenue du crayon "bizarre"...


... et sur la graphothérapie


Grâce à une échelle des difficultés d'écriture (Echelle dynamique ADE mise au point par le GGRE), on peut comparer l'écriture d'un enfant avec celle de ceux de sa tranche d'âge et de sa classe.

Par un bilan spécifique et des tests (de vitesse et d'endurance entre autre), on cherche ce qui empêche l'évolution efficace du geste graphique.

Le graphologue-graphotérapeute, grâce à sa connaissance approfondie de l'acte d'écrire et via des outils spécifiques, peut travailler sur ce geste graphique d'une manière unique, en tenant particulièrement compte de la personnalité globale de l'enfant, de l'adolescent ou de l'adulte.

Le graphologue-graphothérapeute sait que le but n'est pas de "bien écrire" ou d'être "dans les normes" mais d'écrire en fonction de ce que l'on est, avec aisance, facilité, cohérence... Son rôle est de créer les conditions pour que le bon geste d'écriture émerge.